« Il faut être un Savant ou avoir une Tazkiyah pour prêcher », y a-t-il un détail ? ~ Shaykh Nizar Ibn Hachim As-Soudani (حفظه الله)

« Il faut être un Savant ou avoir une Tazkiyah pour prêcher », y a-t-il un détail ? ~ Shaykh Nizar Ibn Hachim As-Soudani (حفظه الله)

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Shaykh Nizar Ibn Hachim As-Soudani (حفظه الله)

Ndt: Ceci est un extrait d’une réplique du Shaykh Nizar Ibn Hachim As-Soudani. Il est élève proche du mouhaddith de Médine à son époque le shaykh Hammad al Ansari. Il est conseillé et recommandé par shaykh Hammad al Ansari, shaykh Rabi’ Ibn Hadi, shaykh Mohammad Ibn Hadi, shaykh Hassan Ibn Abdel Wahab al Banna, shaykh Mohammad Ibn Abdel Wahab Al ‘Aqil et d’autres.

|Debut de citation| (…) Quant à la parole du menteur : « Il interdit à ses suiveurs de prêcher et ne l’autorise qu’au savant ou à celui qui a une «Tazikya» des Savants. » (ndt: C’est l’une des accusations que le menteur porte au shaykh et à laquelle shaykh répond).

Il s’agit là d’une preuve claire de son ignorance composée dit “al-Jahl al-Murakkab”, (voir sur notre site l’article sur les catégories d’ignorance) des bases de l’enseignement des sciences religieuses et de l’appel à Allah chez les salafis, jadis et actuellement.

Car ce dont il m’accuse, et en a fait un reproche (par passion et rancœur), est le fondement établi et incontestable du prêche salafi, le prêche de la vérité, et de ses sciences. Comme cela a été démontré par les savants salafis jadis et actuellement, entreprendre l’appel à Allah et l’enseigner à la communauté ne peut être assumé que par les savants pédagogues (Ar-Rabâni, voir notre article à ce sujet) et ceux qui ont été éduqué auprès d’eux, qu’ils ont recommandé et “autorisé” parmi leurs étudiants enracinés et fermes sur la voie salafie.

L’affaire n’est pas anarchique, ni un jeu, ni hasardeuse comme dans la compréhension, le cerveau et l’imagination de ce tendancieux ignorant et de ces semblables.

Ainsi, si dans le monde entier les sciences mondaines et ses divers professions comme la médecine, l’architecture et l’artisanat… ne peuvent être exercées ni mises en pratique par qui que ce soit sans attestation et sans apprentissage préalable sous surveillance d’un professionnel. Ces pays et leurs conventions condamnent celui qui les exercent sans qualification, diplôme ou permission et la législation islamique et ses fondements parfaits ont approuvé cela et ne le rejettent pas car c’est la religion de la justice et de la loyauté et de la préservation des droits et des ayants droits.

Qu’en est-il alors du magnifique Islam et son prêche qui est la meilleure des sciences, la plus noble et la plus éminente, et le chemin qui mène au paradis d’Allah et à ses bonnes grâces; si son affaire est laissée vainement et n’importe qui s’en mêle, comme cet ignorant, menteur, tendancieux est ses semblables !

Alors qu’Allah (عز و جل) dit dans son Noble Livre : {{ Dis: « Mon Seigneur n’a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l’agression sans droit et d’associer à Allah ce dont Il n’a fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allah ce que vous ne savez pas }} [Al A’raf V.33].

Et le Messager (ﷺ) a dit: « Celui qui cherche la science pour rivaliser avec les savants, ou polémiquer avec les sots, ou pour attirer les regards des gens vers lui, Allah le rentrera au feu. » (Sahih At-Tirmidhi)

Il (ﷺ) dit également: « Les juges sont de trois: un au paradis et deux dans le feu. Quand à celui qui est au paradis c’est un homme qui a su la vérité et a jugé avec. Et un homme qui a su la vérité mais a jugé injustement, il est dans le feu. Et un homme qui a jugé pour les gens avec ignorance, il est dans le feu. (Authentifié par Shaykh Al Albaani (رحمه الله) dans takhrij al michkat) et beaucoup d’autres textes qui indiquent le mérite de la science et des savants et la gravité de son affaire en même temps.

C’est pour cette raison, et d’autres, que les savants ont montré à la lumière de ces textes et de leurs principes que la propagation de la science et l’appel à Allah ne doivent pas être exercés par n’importe qui comme cet impétueux, tendancieux et ses semblables. Au contraire, c’est une fonction éminente qui a ses règles, ses conditions, ses critères et ses normes.

Ibn Moubarak (رحمه الله) disait: « Le début de la science c’est l’intention, puis l’écoute, puis la compréhension, puis la mémorisation, puis la pratique, puis la propagation ». (Jami’ bayanoul ‘ilmi ouafadlih).

Et ibn ‘Aoun (رحمه الله) a dit: « On ne prend la science que de ceux dont l’apprentissage est avéré. » (Al kifaya de al khatib).

L’Imam Malik (رحمه الله) a dit: « Je n’ai pas répondu aux fatawa jusqu’à ce que j’ai questionné plus savant que moi: Pense-t-il que j’en ai les capacités ?
J’ai questionné Rabi’a , j’ai questionné Yahya Ibn Sa’id et il m’a ordonné de le faire.
– Je lui dit : Ô Aba’ Abdillah, et s’il te l’avait interdit ?
– Il dit: je m’en serais abstenu, il ne convient pas à un homme de se croire apte à une chose jusqu’à ce qu’il demande à plus savant que lui. » (Al kifaya de al khatib).

Ach-Chatibiy (رحمه الله) a dit: Le savant tant qu’il n’a pas eu l’approbation des autres savants demeure sur son statut d’origine de “non science”. Jusqu’à ce que les autres (savants) témoignent pour lui, et qu’il connaisse de lui-même la véracité de ce témoignage. Autrement, il demeure sur la certitude ou le doute de “non-science”. Dans les deux cas, choisir de s’avancer plutôt que de s’abstenir ne peut être fait qu’en suivant la passion, car il devait questionner autre que lui sur sa personne et il ne l’a pas fait ! Et il ne devait pas s’avancer jusqu’à ce qu’un autre le mette en avant et il ne l’a pas fait ! » (Al I’tissam).

Le grand érudit al Albani (رحمه الله) a commenté en disant: « Ceci est le conseil de l’Imam Ach-Chatibi au savant qui a l’aptitude de se présenter devant les gens avec une certaine science, il lui conseille de ne pas s’avancer jusqu’à ce que les savants attestent pour lui, par crainte d’être parmi les gens des passions. Quel conseil aurait-il donné à certains qui s’affilient à la science aujourd’hui ? Nul doute qu’il lui dirait: « Ceci n’est pas ton nid alors descends ! » A méditer !

Par Allah, je crains pour certains qu’ils soient concernés par Sa parole (ﷺ): « Seront arrachées les raisons des gens de cette époque, et leur succéderont des gens bornés et stupides, beaucoup parmi eux considéreront qu’ils sont sur quelque chose alors qu’il ne sont sur rien » et le soutien est auprès d’Allah ! » (Assillsilatou Sahiha).

Le Shaykh et érudit Al Fawzan (حفظه الله) a été questionné: « Dans notre pays il n’y a pas de savants, est-il alors permis aux étudiants en science d’occuper les devants dans l’enseignement en s’appuyant sur les livres et séries (de cours) des gens de science ? »

Il répondit, qu’Allah le préserve :

Non. Ceux qui ne sont pas des savants ne sont pas autorisés à occuper les devants et enseigner alors qu’il n’ont pas de science. Seuls les savants occupent les devants dans l’enseignement et la fatwa. Et comme je l’ai mentionné auparavant concernant ce problème, c’est que l’obligation pour ceux qui n’ont pas de savants dans leur pays est qu’un groupe parmi eux partent chez les savants, dans un pays où il y’a des savants et des universités, que ce soit un enseignement académique ou des cercles (de science) dans les mosquées. Ils apprennent puis il reviennent dans leurs pays après l’acquisition des compétences scientifiques pour enseigner et émettre des fatwas, comme Allah (عز و جل) a dit (dans le sens): {{ Les croyants n’ont pas à quitter tous leurs foyers. Pourquoi de chaque clan quelques hommes ne viendraient-il pas s’instruire dans la religion, pour pouvoir à leur retour, avertir leur peuple afin qu’ils soient sur leur garde. }} [Sourate Tawbah V.122].

A l’époque du Prophète (ﷺ) les gens se convertissaient dans leurs pays, dans les compagnes et les villes puis un groupe parmi eux venait chez le Prophète, ils restaient quelques jours ou quelques mois jusqu’à ce qu’ils apprennent puis ils repartaient dans leurs familles ou dans leurs pays, puis ils y diffusent le bien. Ceci est la bonne procédure. Quant à rester ignorant ce n’est pas permis. Il doit y avoir parmi vous un groupe qui part chez les savants pour apprendre d’eux directement en s’asseyant avec eux, en les questionnant et en discutant jusqu’à ce que l’homme comprenne sa religion.» (Fatawa fil Masjidil haram).

Voir le cours audio intitulé «أقوال العلماء فيمن يؤخذ عنه العلم» sur le site «موقع راية السلف بالسودان».

Il s’agit donc de la règle considérée et adoptée au sujet de la science et de son enseignement par les savants salafis et leurs étudiants contrairement aux gens de l’innovation et des passions, les ignorants et les tendancieux et ceux qui sèment la corruption sur terre.

Malheureusement, aujourd’hui ce sujet est devenu comme l’a dit al Awzaعi: « Cette science était précieuse quand elle était apprise (directement) des hommes, mais quand elle a été introduite dans les livres, des gens indignes s’en sont mêlés ». (As-siyar).

Malgré cela, et par nécessité, à cause de la propagation de l’ignorance de l’islam et la rareté des savants salafis et leurs étudiants enracinés (dans la science), ou de l’éloignement et la difficulté d’arriver à eux dans beaucoup de pays musulmans, je dis comme notre shaykh, père et érudit Rabiع Ibnou Hadi al Madkhali, qu’Allah le préserve ainsi que tous nos shouyoukhs salafis,:

« Mon conseil aux jeunes salafis est de retrousser leurs manches et se mettre sérieusement dans l’acquisition et l’apprentissage de la science. Mais dans le cas où ils se trouvent dans un pays où il y a des ignorants et qu’il y a parmi eux un étudiant, et ils ont besoin du peu de science qu’il possède, je suis d’avis qu’il s’efforce de leur enseigner ce qu’il sait. Et nous ne devons pas compliquer les choses au jeune qui voit la vie assombrie par l’ignorance, les légendes et le polythéisme et nous lui disons: « Ne t’avance pas pour enseigner aux gens jusqu’à ce que tu aies atteint le degré d’Ibn Taymiyah ou Ahmed ibnou Hanbal », ce qui n’arrivera pas.

C’est à dire {{ Vous sont interdits la bête trouvée morte, le sang, la chair de porc, (…) Sauf si quelqu’un est contraint (…) }} [Sourate Maidah V.3].

C’est cela « La nécessité permet l’interdit » comme il est dit. Une règle légitime. Si dans son pays il voit le shirk (polythéisme), il voit les innovations (religieuses), il voit le délaissement de la prière, et lui il connaît le shirk ,il connaît ce qu’est l’innovation et la sunna et ainsi de suite, il enseigne avec ce qu’il sait. ».

« Moi je n’encourage pas l’étudiant a n’en faire qu’à sa tête et s’investir «savant». Non, il ne doit pas faire cela et je ne lui délivre pas de fatwa de ce point de vue. Mais s’il est contraint à cela et il n’y a pas de savant autre que lui-même alors qu’il propose les connaissances dont il dispose, jamais il ne doit parler au sujet de la religion sans science même si c’est un savant, il ne doit parler sur Allah qu’en disant la vérité…».

« Et s’il voit un besoin, que les gens nécessitent ce qu’il a comme peu de science, qu’il parle dans les limites de ses connaissances mais ne doit pas les dépasser. Il se peut qu’il s’occupe de l’enseignement et Satan le gonfle et toutes les questions qui lui sont posées, il y répond…». Ses paroles, qu’Allah le préserve, sont terminées.

Cette situation de nécessité exige de cet étudiant des choses importantes et graves dont il doit se parer (sinon, si Allah ne le sauve pas, il tombera dans un océan de danger et de dégradation, nous demandons à Allah la protection).

Parmi ces choses:
1- Qu’il confirme la sincérité à Allah et la prendre en considération et veiller à cela régulièrement.
2- Qu’il sache qu’il est un transmetteur de la science des savants et un intermédiaire entre eux et les gens à qui il enseigne.
3- Qu’il sache avec certitude qu’il occupe cette place uniquement par nécessité et suppléance de ceux (les savants) qui ont les aptitudes pour cette grande fonction (l’enseignement et le prêche).
4- Qu’il ait des connaissances, même générales, solides et justes de la croyance salafie, de ces fondements, du Tawhid, des piliers de l’islam et de ces prescriptions. Que les textes aient été appris des savants salafis ou de leurs grands étudiants confirmés directement, où à travers leurs œuvres audiovisuelles ou écrites.
5- S’enquérir de la sunna et du hadith authentique là où l’on s’attend à les trouver, pour ne pas diffuser parmi les gens ce qui n’est pas authentique et confirmé.
6- Montrer aux gens qu’il est un rapporteur des savants et de leurs sciences afin qu’il ne s’investisse pas lui-même ou que les gens ne l’investissent comme savant et moufti.

Pour réaliser cet objectif il doit:
1- Leur lire les livres des savants ou leur faire écouter leurs cours enregistrés ou en organisant des conférences ou des rencontres par téléphone ou toute autre moyen de communication moderne avec les savants salafis et leurs étudiants confirmés.
2- En maîtrisant la mémorisation, la parole des savants puis leur transmettre.
3- Quand il est questionné sur des points de science, il répond avec les réponses des savants s’il les connaît parfaitement en nommant les savants dans le cas ou les gens sont prêts à les accepter sinon il ne les nomme pas jusqu’à ce que cela soit plus aisé, par la puissance d’Allah, pour que les gens soient attachés et en contact avec leur référence scientifique et morale. Et s’il ignore la réponse il les informe de sa méconnaissance, mais il va revenir aux savants puis reviendra, pour lui-même et pour eux, avec leurs réponses et leur science.
4- Si Allah lui facilite la fonction du sermon du vendredi, il l’occupe avec celles des savants salafis ou de ce qu’il a compris et maîtrisé des textes et de leurs explications authentiques en cherchant pour cette situation, comme mentionné auparavant, les hadiths authentiques.
4- Il s’adresse aux gens en transmettant des savants ce qui a été indiqué précédemment comme bases de l’islam : croyances, Tawhid et prescriptions.
5- Que cette situation de nécessité le motive et le pousse, par la grâce et la puissance d’Allah, à poursuivre les études et à renforcer les liens avec les savants salafis et leurs étudiants pour qu’il monte dans la connaissance en degrés, force et maîtrise.
6- Qu’il s’embellit avec la politesse et l’attitude de la science et des savants, au sujet de ses paroles, ses actes, sa méthode, ses allocutions et son comportement loin de toute cérémonie, belles paroles ou dureté, grossièreté et impolitesse et mauvais comportements. (…) |fin de citation|


(Article complet en arabe: http://rsalafs.com/play-1689.html)


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